Il y a 5 ans, un rêve naissait, aujourd’hui ce rêve se réalise. Il parle de voyage et de rencontres, d’un retour aux sources et de renouveau. Au son du vent qui vient se briser contre le pare-brise, la route s’ouvre, telle une porte sur un livre de contes. Chaque pas vers l’inconnu, chaque tour de roue vers l’horizon feront de cette aventure une histoire unique.
Début de cette aventure par la voie des airs
Départ de Genève à 15h. Escale à Paris puis à Sao Paulo, où l’avion, suite à un problème technique, est paralysé pendant 3 heures. Arrivée tardive à Buenos Aires le 31 Décembre 2007. Ce voyage roulera au compteur de l’année 2008.
ARGENTINE
A la recherche de la voiture.
Buenos Aires, ville du tango, qui interprète par les voitures et les bus font virevolter les pavés. Cette ville si connue joue, se déguise. Ce qu’elle nous cache est un monde des 4 roues, car ici les garages en tout genre pullulent et font de cette ville une foire mécanique. Ici tout se répare, ici tout se change. Pour relater cette aventure il me faut commencer par une personne : Pedro. Vieil ami de mon parrain qu’il connu pendant le service militaire. Pedro est pilote, chauffeur, commerçant, bref, Pedro en à pas mal parcouru. Première journée de recherche, nous nous infiltrons sur les rues pas belles, ou les voitures font les belles. Tel les quartiers rouges de Barcelone, ces quartiers-ci laissent place à tout genre de voitures ayant déjà servi. Ici elles n’arborent pas de jolies minijupes mais des bidons d’huile, de savon et j’en passe. Ici les plus belles cachent souvent des blessures profondes. Il faut alors bien regarder et surtout avoir l’avis d’un connaisseur. Dans ce cas-là, Pedro est là. Malheureusement cette première journée ne porte pas ses fruits mais sert à comparer les prix.
On l’a croisée sur la route.
Deux jours après, Pedro me téléphone. Il a trouvé la voiture. Par coïncidence, par hasard, sur la route d’un de ses rendez-vous semestriels il la voit au bord de la route. Il l’a regardée et à ce qu’il dit, pour le prix, elle vaut la peine que je la rencontre. Le soir même nous allons ou son propriétaire loge, dans un bidonville « Villa Elisa ». Ce monsieur est du Paraguay, ce monsieur est maçon. Il se dit pauvre mais l’aventure montrera qu’il est pauvre de sincérité et pauvre d’honnêteté. Ce bidonville se trouve à proximité de la ville « LA PLATA » capitale de la Province de Buenos Aires. En ce qui concerne la voiture, c’est une MITSUBISHI L300, année 1981. Elle est plus vieille que moi.
Chez Nestor Junior.
Nestor, mon parrain à un fils qui gère un restaurant à « La Plata ». Encore une coïncidence ou le hasard des choses. Je vais quelques jours vivre chez Junior afin de réaliser un portrait de lui et aussi acheter la voiture. Course, c’est le mot qui représentera ces 2 semaines, une course folle afin de faire tout le possible pour acquérir en règles cette voiture. Le fameux Paraguayen nous mena en bateaux plusieurs fois : retards en heures, falsification de son nom de famille (un R au lieu de 2), bref, il ne vaut même pas la peine de le citer plus que ça. Une après-midi de soleil on se décide avec Junior d’aller jusqu’à Buenos Aires avec la voiture. Mais elle ne fara que 4 ruelles avant de mourir. On la transporte d’urgences sur une remorque jusqu’au garage recommandé par Nestor. Arrivés, le pire est à venir : le garagiste dit qu’il ne s’en occupera point car c’est une poubelle, irréparable et que je ferais mieux de la vendre. C’est l’achèvement direct, Junior et moi sommes bouches bées. On va voir Pedro qui blâme l’attitude du garagiste. Dès le lendemain nous faisons quelques rues avec la voiture pour arriver à un autre garage, celui-ci recommandé par Pedro. La voiture n’était pas morte, en plus le responsable de ce garage nous redonne espoir : Rien n’est irréparable !
De garage en garage, accompagné de Pedro, nous redonnons vie à la voiture. Son destin vient de changer, elle ne finira plus sa vie dans un bidonville mais fera le tour de l’Amérique Latine. Elle sera l’héroïne de cette aventure, la monture de ce conte épique, c’est grâce à elle que chaque mot de ce récit fera vibrer le cœur des voyageurs.
New York a central Park et Buenos Aires a « El Tigre »
Un week-end de repos, un week-end avec Junior et ses amis. Sur un îlot du delta qui fait rêver les Buenosairiens. Isolé de tout, les îles du Tigre sont la sortie de secours à une vie dirigée par l’imposante ville. Sur les rives de chaque île, les chiens chassent la barque bus qui nous mêne à bon port. Ce week-end me servira à reprendre des forces et à respirer un petit peu d’air pur.
Premiers pas
Le départ est lancé, départ provisoire, car il s’agit d’aller jusqu’à Santa Fe (500km). La, ça sera un retour en enfance, sur la terre qui m’a vu grandir. Le voyage se passe bien, bien qu’il soit fatiguant et qu’une légère fuite d’eau me tienne inquiet. Pedro, au bout du fil, saura me rassurer et me conseiller. Je suis partis à 7 heures et j’arrive à 17 heures, la route était tranquille, soleil, pluie et camions, voilà ce qu’a été cette première danse avec la voiture.
Santa Fe, amis et rencontres
Les jours s’additionnent et j’ai l’impression que le passé me tient prisonnier et ne me laisse pas m’en aller. Mes vieux amis d’enfance, mes nouveaux amis et la famille, sont au planning de ma balade dans cette ville. Les soirées sont longues, ici la jeunesse sort à 4h du matin. J’avoue que le rythme m’est quelque peu trop rapide.
A côté, la voiture subit un nouveau test de garage et une transformation en caravane improvisée. Sans oublier les portraits, je commence par celui de Amilcar Brusa, légendaire entraineur de boxe qui dévoilà tant de champions et pas des moindres (ex : Carlos Monson). Une journée inoubliable, dans la salle de boxe avec ses élèves puis dans son club privé et même dans son sauna. A la fin, il m’invitera même chez-lui trinquer cette journée avec du Whisky.
Soirées épicées
La jeunesse m’emporte vers son occupation type, sorties en bar et discothèques. Sur la côte, les plages, la musique, les belles Argentines, les lumières multicolores…Vite fait, l’image idyllique, d’une sortie nocturne, tourne à la déception. Cette ville ou j’ai grandi, cette ville des souvenirs d’enfance, est rongée par la drogue. Elle, toujours elle, partout sur cette terre, même dans ce coin du monde, contamine et ronge une jeunesse inconsciente. Si la cigarette et l’alcool tuent, la cocaïne et le canabis semblent être sans danger, dans la raisonnement des noctambules. Cette consommation est devenu une nécessité dans les yeux de certains. Impossible de s’en passer, ça devient le centre de toute vie. Je sens que cette expérience sert de miroir à ce qu’une partie de la jeunesse actuelle traverse sur ce continent.
Le Martin Fierro des îles
Avec mon trépied et ma caméra je m’en vais à la rencontre de ce fameux dessinateur. Vieil ami de Hugo Pratt et grand illustrateur de BD. Il me conte son passé, je lui tire le portrait. Sa maladie traite de passer sur lui (Parkingson) mais l’artiste, tête haute, démontre que la lutte en vaut la peine. Il continue à peindre et il le fera aussi longtemps que possible. Durant 3 heures, il me présenta ses œuvres, me conta son histoire, ses débuts, sa passion. Encore un très beau moment partagé, avec quelqu’un de très humble et de très généreux.
Tempêtes
Inondation, si il y a bien un mot qu’en Argentine j’entends partout, c’est bien celui-ci. Tout d’abord à Santa Fe ou 2 inondations ont récemment marqué à vie les habitants d’ici. Morts, maisons détruites, biens perdus, vies effacées. Ou que je passe, une anecdote ou un souvenir, comme sortant tout droit d’un film catastrophe hollywoodien, vient à ma rencontre.
Plus récemment, 2 semaines après mon départ de Buenos Aires, l’inondation frappe à nouveau. Mais cette fois à Buenos Aires même, du jamais vu. Sans oublier une tornade sur la rivière La Plata. Le temps est fou, les tempêtes sont de plus en plus fortes et fréquentes. Sur la chaîne Discovery Channel (chaîne TV USA), j’ai vu que si la température globale viendrait à augmenter de 5°, on passerait à une nouvelle ère glacière comme celle du Crétacé. Cette révolution terrestre se fait normalement en milliers d’années, le siècle passé la température terrestre s’est vu augmentée de 0.8°. Puissions-nous, nous rendre compte assez tôt et agir en conséquence avant que ça ne soit trop tard.
La révolte des champs
Récemment le gouvernement Argentin à fait revoir une loi sur un impôt perçu au gain du champ. Cette impôt, jugé trop élevé par les agriculteurs, a fait que les gens du métier stoppent les routes (camions qui transportent les denrées des champs) durant 2 semaines. La Présidente récemment élue à jugé bon de blâmer et condamner l’attitude des agriculteurs. Le peuple, suite au discours déplacé de la Présidente Kichner, est sorti comme en 2001 dans les rues avec des casseroles pour manifester et soutenir le champ. Suivront ensuite d’autres discours, de la Présidente, qui ne feront qu’envenimer la situation. La Présidente ira jusqu’à payer des gens des quatre coins d’Argentine pour venir la soutenir lors d’un de ses discours. Elle ira jusqu’à dire que ce soutient du peuple à sa faveur était spontané. Le champ se réunira finalement à Gualeguaychu pour décider une trêve de 30 jours. Un mois de discutions avec le gouvernement pour trouver u ne solution équitable et convenable.
Shiva
Comme la déesse indienne, après la destruction : le renouveau. Elle était destinée à périr et à se laisser pour morte dans un bidonville de La Plata (Villa Elisa). Aujourd’hui elle renaît de ses cendres plus forte que jamais. Raul Barco, son architecte, lui donnera une personnalité et une âme. Une armure invincible, un intérieur digne d’une déesse et un style propre à elle-même.
Raul : l’architecte des temps modernes
Raul Barco, vieil ami de mon père, est venu me donner un coup de main. Il est spécialiste dans la construction et dans tout travail manuel. Raul est le seul à pouvoir réaliser ce travail. Mon père me l’avait dit, je l’ai vu et le confirme. Son génie imaginatif, sa technique ainsi que sa facilité de donner vie une œuvre, font de lui un architecte des temps modernes. Son fils, Ramiro, a tout pour devenir aussi efficace et professionnel que son père. Le domaine de prédilection de Ramiro est le bois. Edit, la maman, une cuisinière spontanée et de cuisine savoureuse m’a comblé de plats exquis et traditionnels (la viande, comme actrice principale de cette histoire). De plus, elle construira les magnifiques rideaux qui ornent l’intérieur de Shiva. Quand à Daiana la fille de la famille, avec sa petite voisine se promène à vélo, joue et se balade dans la maison. Cette semaine passée dans la maison Barco, restera comme une semaine de création, de partage, de découverte et d’amitié.
Rock & Roll Attitude
Nombreuses furent les soirées de folie pure avec Pablo et El Guacho (German). De la fois ou nous crevâmes un pneu en plein bidonville, celle de la course de voiture en pleine ville ou les rentrées matinales, ces moments attesteront que tout intégrant à un groupe de Rock & Roll se voit de passer des nuits agitées et pimentées.
Week-end de chasse
Raul et ses deux amis : l’un ex policier, l’autre employé dans un mini supermarché dont le fils est le patron. Deux chiens, l’une : égoïste et peureuse, l’autre (Barby) gentil et vieux. Deux voitures : Shiva et la voiture de Raul. Raul et moi.
À 2 heures de Santa Fé en plein décor africain. Tout près de Kachastasito, dans le champ d’un ami, nous nous sommes installés pour un week-end de chasse. Si ce décor outre-atlantique paraît étonnant, il ne l’est qu’à cause du réchauffement. Et oui, le réchauffement climatique global atteint même les terres argentines. Je sens que ce fameux réchauffement va, durant mon voyage, faire plus d’une fois son apparition.
Les repas : asado, riz avec pigeon et perroquet, poissons de rivière. Il est vrai que malgré l’idée peu commune de manger un perroquet, son goût m’a séduit et je me suis donc resservi. La pêche au filet paraissait la pêche miraculeuse, je n’avais jamais pêché autant et si gros poissons.
La chasse s’est savoir attendre
Départ de Santa Fé un vendredi à 3h30 du matin. Déjà le premier après-midi nous sommes allés chercher le niandu. Premier pas, premières photos, je ne vois pas ou je pose le pied et voilà que je marche à côté d’une couleuvre. Petit moment de panique et de retour sur terre. Les amis de Raul élimineront sans raison commune, à coup de couteau l’animal. Peut-être l’enthousiasme de chasser leur à fait oublier que cet animal chasse les vipères vénéneuses et donc est plus utile mort que vivant?
Nous-nous séparons en deux groupes, les amis de Raul d’un côté et Raul et moi de l’autre. Premier poste d’un côté de la plaine : les amis de Raul sont installés. De notre côté, nous contournons cette plaine à travers une forêt d’arbres secs et de cactus. Sans oublier les herbes hautes, qui si simplement dites, cachent des pointes piquantes et urticantes, qui ,à chaque pas que vous faites, traversent votre pantalon, pour réaliser sur votre peau, un travail traditionnel de pointillisme. Ensuite, nous attendîmes deux heures accompagnés d’un soleil sec et violent. Des fourmis qui se baladent à travers vos vêtements et des mouches quelque peu insupportables font leurs apparitions. Cependant, si gênant que cela puisse paraître, le sommeil vous gagne et vous vous voyez alors partir dans les bras de Morphée. Retour bredouille au campement, si ce n’est que chargé de fatigue.
Samedi matin, réveil tôt. Les 2 amis de Raul dans leurs cachettes. Moi dans la mienne et Raul en balade, à la recherche d’un animal où peut être de lui-même. Le réveil étant matinal et peu commun, je m’endors dans un tas de buissons face à une plaine où sont supposés apparaître les bipèdes. À mon réveil, ils sont là ! Ils passent et repassent, je les filme et me dis : Raul…Ou es-tu ? Après un amas considérable de matériel vidéo, je tente de m’infiltrer dans les bois arides qui m’avaient jusque-là pas très bien accueilli. Je trouve Johnny Cash, un crâne de vache. Jusque-là, maison de fourmis, sera par la suite nettoyé et vernis. Putum patam, ce sont des coups de feu que j’entends là ? J’utilise ma caméra comme jumelle et vois de l’autre côté de la plaine les deux chiens et les amis de Raul. Je me lance, je traverse cette plaine. Plus j’avance et plus je recule mais enfin j’arrive avec en main Johnny Cash…
Tête-à-tête avec un Niandu
Cette fameuse autruche sauvage n’était plus qu’une pauvre bête agonisante. Les deux chasseurs partent chercher leurs affaires et moi, je reste là. Tête-à-tête avec un mourant. Toute cette excitation pour voir et filmer ce terrible moment. J’arrête de filmer, et ne supportant plus de voir cette bête souffrir, je pense à la tuer. J’utilise le trépied et frappe fort derrière son coup pour la voir partir. Ce n’est pas suffisant, elle se bat et ne meurt pas. J’essaie ensuite de l’étouffer en m’appuyant sur son cou, mais elle revient plus forte que jamais. J’abandonne et m’assieds à côté, je la regarde, elle me regarde. J’ai tenté par panique de lui faciliter sa souffrance mais ses derniers instants de vie sont peut-être plus important que toute sa vie. Elle me regarde, je la regarde. Ses derniers souffles de vie, les chasseurs reviennent, attachent ses pâtes à son cou, tirent d’un coup sec et s’est fini.
Reprendre Shiva au garage et anecdote d’horreur
Choclo, le garagiste amis d’Avelardo me conte une histoire. Il me dit qu’il vient d’acheter à 200 pesos un corps pour que sa fille puisse s’entraîner et étudier. En effet, en Argentine l’Etat ne met pas à disposition de corps. Cette situation force les parents des jeunes étudiants à acheter, illégalement aux cimetières, des corps pour la réussite de leurs enfants. Ils les mettent dans un sac, les passent dans de la Calle et ensuite sont entreposés dans les garages, petites chambres, ou leurs enfants peuvent les étudier.
Derniers jours chez Nidia
Depuis le temps que je loge dans cette maison (Santo Tome) je me sens comme dans ma famille. Les gestes quotidiens, les regards familiers. Les câlins avec les deux Rodweilers, plus doux que deux moutons. Discutions sur le monde et moments de partage avec Nidia, délires avec Pablo, Carlos, German et Junior. Rires avec Pochi. Je dois réapprendre à tout oublier. Vivre seul dans ma voiture : c’est ma destinée. Ne pas trop m’attacher à cette vie de maison stable et ordonnée car la route qui m’attend ne le sera pas. J’ai faim de cette vie de voyage et de rencontres, mais ces derniers mois passés ici m’ont permis d’apprécier une dernière fois les commodités de la stabilité. Maintenant Shiva, nous partons pour de bon. La route nous attend et avec elle mille histoire en suspend.
Da Santa Fe à Salto
D’Argentine à Uruguay, la route s’offre comme jamais. Je sens le vent en poupe et la marée de bitume de notre côté. On avance en bonne humeur, saluant les gendarmes et les camionneurs. Premier auto-stoppeur : Segio le policier. Peu de temps mais belle rencontre, nous discutons sur le thème champ vs gouvernement. Sergio défend le champ. Sept heures de voyage tranquille et plaisant, je me trouve enfin à Salto.
URUGUAY
Salto de Mercedes
Mercedes, une amie de ma maman, dont le fils Ludo est mon ami directement, connu cette ville de mille façons. Salto la vit grandir et lui appris à vivre. J’arrive dans la maison où elle vécut. Actuellement la sœur de Mercedes (Raquel) y vit avec sa famille. Je suis très bien accueilli et je souris car je vois enfin le décor de toutes les anecdotes que Mercedes m’a racontée sur son enfance. Balade ensuite avec Raquel sur les rives du Parana et petit tour dans Salto qui annonce déjà la couleur plus paisible de l’Uruguay.
Mon Salto
Voilà que quelques jours de prévu à Salto se transforment en semaines. Entre les tentatives de départ échouées (faute à des problèmes mécaniques), l’attachement pour les personnes rencontrées (en particulier une demoiselle), j’ai pu connaître Salto de mon point de vue.
Les femmes de Salto
Si je dois parler de quelque bien particulier de Salto, ça ne sera ni d’oranges, ni du barrage mais des « Saltenias ».
Je commencerais par Mercedes qui m’a dirigé dans cette ville. Une femme d’un humour incomparable et d’un talent inégalable pour raconter ses anecdotes. Vient ensuite Raquel, la sœur de Mercedes. Dotée du même humour et talent pour la bonne humeur, Raquel travaille dans le contrôle de la qualité des oranges pour l’exportation.
La fille de Raquel : Johana (une grande gueule et un grand cœur). Si elle n’est pas là, on s’ennuie. A croire que les femmes de cette famille ont le talent de divertir et de partager la bonne humeur. Petite anecdote : Johana est du genre caractère fort, un jour elle à été juqu’à me lancer des pierres et pas littéralement. Johana a une fille : Magali, non seulement une enfant magnifique mais une pile inépuisable. Vient alors la meilleure amie de Johana : Selena, qui, par les moments qu’elles partagent, serait comme sœurs. Selena est tout simplement une séductrice, je ne nombrerais pas ses conquêtes, il y en a trop.
Selena a une amie : Fatima. Que vous dire, sinon qu’elle a su capturer non seulement mon regard mais moi tout entier. Sa beauté n’a d’égale et son caractère n’a de rivale. Si j’ai laissé en suspends les nouvelles sur Internet, il se peut qu’elle en soit la raison. Sûrement que nos chemins se croiseront plus tard.
La nièce de Fatima : Carla (alias Janet, selon moi) est la copie miniature de Janet Jackson, en tout cas pour les pas de danse et son look afro-usa.
En face de la maison de Raquel, il y a Cacha qui y vit avec Mingo, leurs filles et petits fils. Cacha me rappelle ma mère, elle à une force intérieure et un don pour calmer et aider les autres.
El Rattin
Je me prépare pour mon troisième départ consécutif quand tout à coup, la veille, Mercedes me téléphone et me met en contact avec El Rattin. Je sens alors que ça vaut le coup, qu’un jour de plus, de moins, ça ne changera pas le monde mais au contraire ça peut me permettre de rencontrer quelqu’un d’extraordinaire. Et pas de doute, ce fut une rencontre extraordinaire. Pilote reconnu et apprécié de tous, Rattin est une légende vivante. Non seulement pour son talent dans sa profession mais pour ses discours mélangeant anecdotes,quotidien et conseils. J’ai réalisé son portraiît en une courte après-midi, mais ce qu’il y avait à dire fut dit et la beauté de la simplicité est souvent le plus parlant. Nous survolâmes Salto, nous parlâmes de tas de choses en particulier de Mercedes (son amie) et des petits enfants de Rattin.
Départ de Salto
Une journée tant attendue mais pas imaginée sentimentalement. En effet, l’attachement que j’ai accordé aux personnes que j’ai rencontré a été supérieur à ce que j’avais imaginé, donc la séparation a été quelque peu plus dure. Cependant ça a été une journée fabuleuse pour voyager.
Moments délicats, j’ai percuté un volatile avec le parbrise, par chance le parbrise n’eut rien, par malchance l’oiseau était en piteux état, j’ai donc pris l’initiative et je l’ai achevé en lui coupant la tête d’un coup de machette. J’ai gardé quelques-unes de ses plumes mais je n’ai pas réussi à me convaincre de le garder pour le manger (Désolé Raul). Autre soucis, pas une seule façon de trouver de l’essence, la première station n’avait pas de SUPER et la deuxième était fermée pour faillite, par chance dans un kiosque d’un certain bled (Tambores) j’ai pu au prix fort acheter quelques litres d’essence pour arriver à Tacuarembo.
La Vallée d’Eden
Magnifique endroit, paisible et portant bien son nom. D’après … le nom de cette vallée lui vient des anglais qui à leurs arrivées en découvrant ce nid naturel entouré de collines lui donna le nom de Vallée d’Eden.
Musée de Gardel
On men avait parlé mais je ne pensais pas le rencontrer. Voilà que le musée s’offre à moi, pourquoi pas, ça fera une pause dans cette journée de route. Gardel, fameux en Argentine et à travers le monde pour ses tangos passionnés et inscrits à jamais dans la mémoire des gens. La nouvelle, à mes oreilles fût de savoir qu’il était d’Uruguay, de Tacuarembo pour être précis. Comme pour le Che les habitants des lieux d’origine de ces personnages se battent constamment pour avoir la dignité de dire et de prouver que ces emblèmes vécurent sur leurs mêmes terres.
Tacuarembo et le loup-garou
Arrivée avec fatigue à Tacuarembo, je trouve une station d’essence et fais le plein. Je cherche un endroit tranquille ou dormir. Selon les conseils de Mingo, « la laguna debanderas » est approprié. Je me dirige à cet endroit et me rend compte qu’il est éloigné de tout, pas assez éclairé et trop maigre en mouvement humain. Plus ressemblant à un guêtapan qu’à une cachette. De plus ce fameux étang, porte ses histoires sur un certain loup-garou. Il faut dire que la brume au coucher du soleil et les visages pas commodes s’associaient un peu trop à la légende. Entre la fatigue et la plongée brutale dans la vie solitaire et bagabondiste de mon aventure, je décide de stationner la voiture en plein centre-ville, en face d’un station service (toilettes, lumière, lieux de passage). Première nuit en situation réelle dans Shiva, un mouton, deux moutons…mes pensées partiront pour ceux qui ont bercés mes jours précédents.
Paso De Los Toros
Un moment unique, un moment de tranquillité totale. A ce moment je ne suis qu’un bleu dans le voyage d’aventurier en solitaire mais je sens cette beauté qu’offre la solitude de la nature.
Durazno d’Adan
On peut dire que jusque-là, niveau voiture, tout allait bien. Mais voilà qu’aussi étrange que hasardeux, le câble de l’embrayage se coupe et me laisse en rade. Heureusement, un garage en face de la station-service, dans laquelle je suis paralysé, vient à mon aide. Si je n’ai pas été franc, tout de suite, sur mes origines, eux ont été sûrement jusqu’à ce jour la famille la plus accueillante que j’ai rencontré. Ils m’ont offert de passer la nuit dans le garage couvert, avec tout le confort d’un hôtel y compris le repas, que je me suis vu de renoncer du fait que je m’avais déjà cuisiné des pâtes. Le lendemain, le détail mécanique était remplacé par une aide provisoire, du moins jusqu’à Montevideo ou je changerai le câble.
Montevideo et le regard de Brianna
Et oui, si je suis atterri chez les familiers de Mercedes, je ne pouvais pas m’empêcher de connaître la famille de Irma. Toutes deux Uruguayennes, infirmières (si je ne me trompe), sont la joie de vivre à l’état pur…Ah, c’est femmes d’Uruguay. C’est ainsi que j’a croisé le regard de Brianna, de sa maman et de sa grand-maman. La grand-mère (…) est la sœur de Irma (Piruca), … a une fille de juste 30 ans
qui a eu sous peux une fille, dénommée Brianna par ses congénères. Cette Brianna a sans doute la plus joli bouille qu’un bébé femelle puisse avoir. Sans parler de ses oreilles d’Elf, qui la rende magique
Quartier Juif
Plus de hasard, c’est pas possible, moi qui voulait parler du film Whisky… Bref, j’en reviendrais plus tard (d’ici quelques kilomètres). Le quartier ou je loge et ou Shiva restait toute seule dans la rue, est le quartier juif. Etrange ressemblance avec le quartier chinois de Buenos-Aires (Avellaneda). Plein de commerces qui vous vendent tout et rien, bref à moi ils m’ont réussi à me vendre rien (un talisman de chance chinois).
Les anges des voitures
« Los Perso » (Les personnages) comme dirait Carlos (de Santa Fe). Mais aussi louches qu’ils paraissent ils peuvent être malins, touchants ou sympathiques. Je n’oublierais pas cette après-midi, lorsque j’attendais que le câble de l’embrayage soit réparé pour de bon, j’ai eu la bougeotte et me suis décidé à photographier les fameux « Persos » qui surveillent les voitures parquées dans la rue et qui vous aident à vous stationner. Certains, muets, d’autres avec la langue bien pendue (Tu cherches quelque chose pour fumer ?), d’autres touchants sur la franchise à propos de leurs histoires. Un dernier si sympa que je me suis offert de lui faire un portrait.
Le peintre Italien
Encore un coup de main de Mercedes. Un vieil ami de Salto (Hugo Rossi). Non seulement très sympa mais un véritable passionné pour ce qu’il fait. Le temps d’une courte rencontre pour apprécier son talent et sa passion. Il mériterait sa place et sa vie au temps de la grande peinture italienne. Je finirais par ce que je lui ai dis : Tu n’est pas né à la bonne époque ! Il me proposa finalement de peindre un peu avec une spatule (une de ses spécialités).
Minas et la statue de Fatima
Je pars de Montevideo, laisse, bien tant que mal, le joli regard derrière moi. J’arrive après virages, montées et descentes à Minas. Là, se trouve la statue, celle qui me questionne si longuement. À l’origine, Fatima, la très chère amie de Salto, m’avait montré une photo d’elle sous cette statue. La taille de cette statue m’avait tant impressionné, il fallait bien que j’aille vérifier. Me voilà alors, dans la ville ou la sœur de Fatima habite (malheureusement je n’ai pu la connaître). La statue, non pas de Fatima mais de ce cher Artigas, dont tout les Uruguayens en parlent était bien là. Sa taille n’a d’égale qu’à la magie qu’on met en la regardant. Non, honnêtement, le sculpteur qui à conçu cette œuvre a eu du travail. C’est une grande œuvre…Waw.
Piriapolis, Whisky et Gourou
Le titre dit tout. Arrivée de Shiva et de son équipage à Piriapolis. Visite exclusive de l’hôtel Argentino (ou s’est filmé le film Uruguayen : Whisky). Puis portrait d’un gourou, qui a prédis tout mon avenir (si vous voulez le connaître, allez voir le portrait au cinéma ;) Puis avant de quitter cette joli ville, j’en profite pour monter au sommet d’une colline qui la surplombe, afin de l’apprécier un dernier instant.
Rendez-vous avec las Lune et 3 chiens
Une longue journée dans les pâtes, ça annonce la durée de conduite habituelle, tant pour moi que pour Shiva. Je croise les dunes qu’un ami de Santa Fe m’avait parlé. Je frôle ensuite la très coquette Punta Del Este. Puis, au soir, je percute en voiture le sable. La plage devant est devant moi, il fait nuit et je ne la vois pas bien. Par contre je découvre rapidement ses 3 valets : trois chiens doux comme des agneaux qui m’accueillent à pâtes ouvertes (sans doute ils savent que j’ai des reste d’Asado). Je profite pleinement de ce magnifique moment : la lune se reflète sur les vagues, les chiens me tiennent compagnie et je mange un Asado. C’est alors qu’à trois heures du matin la lumière se coupe dans la ville, la tempête apparaît, les éclaires combattent le noir du ciel et le tonnerre tente de briser les vitres de la voiture.
Chui
Pas grand chose à dire, sinon que ce n’est pas beau. Tout au plus sympa l’idée de séparer deux pays par une rue. Je l’avoue, je ne me suis pas senti le bienvenue, si ce n’est pour me voler, d’un côté comme de l’autre. Je suis alors vite partis.
BRÉSIL
Pelotas me laisse en pelotas
Enfin le Brésil, on ne le croyait plus. Première journée au Brésil fort émouvante. Premièrement, du fait que je me rends compte que j’ai beau rouler et que les distances restent encore grandes. En deuxième vient le fait que je ne me suis pas encore fait au changement de langue, mais c’est drôle. Je rencontre des gars sympas. Un garage en pleine ville surveille Shiva le temps de trouver du liquide. Le soir je dormirais (ou tenterais, faute à la Samba) de dormir.
Jour Ying et Yang
Le jour où j’ai failli retourner en Uruguay. Non seulement par le dépaysement, par le fait d’avoir peur à chaque coin de rue que la plaque Argentine incite au vol et au meurtre mais aussi par le fait que mes amies d’Uruguay me manquent. Je craque à la sortie de Porto Alegre, car je viens de risquer ma vie. Si l’homme à la jambe de bois ne m’avait pas guidé, je plongeais tête baissée dans une favela et là pas de carte chance mais vraiment le pire aurait pu m’arriver. Je suis alors conscient des risques et des dangers qui me guettent, je suis aussi fatigué, je craque… Je me dis tout de même de faire encore quelques kilomètres et de connaître la Côté. C’est elle qui me convaincra de continuer ma route.
Les portes du paradis
Capon de Canoa, seul dans une sorte de camping de luxe avec comme compagnons le gardien du site et un paysage sorti tout droit d’une carte postale. Première Caipirinha pour marquer ce début d’étape au parfum de sable et de vagues.
Mariscal
Encore une journée de voyage, de route, d’imprévus mécaniques. La voiture s’arrête radicalement à Laguna. Drôle, car ce nom m’avait titillé en regardant la carte la veille. Mais nous repartirons deux heures après. Je dois faire un choix, aller à Camboriu, réputé pour ses plages et son carnaval ou aller à Bombinhas sur la plage de Mariscal. Mariscal m’avait été conseillé par mon ami Carlos de Santa Fe. Je décide de m’aventurer à travers 15 kilomètres de route sinueuse, montées abruptes, collines et divers villages de pêcheurs pour enfin arriver sur cette fameuse plage. Le camping est fermé, un vieil homme accueille Shiva sur sa pelouse…
Le vieil homme, le chat noir, Shiva et Sebastian
Digne d’un dessin animé japonais, cette rencontre très simple et émouvante restera gravée en moi. Il m’a invité à rester le temps que je voudrais, je suis resté deux ou trois jours, je ne me souviens même plus. Il faut dire que ces quelques jours ont été reposants et tout simplement beaux.
Praias, Canto Grande et Mariscal
Imaginez une queue de baleine, de chaque côté une plage. La plage de Canto Grande est celle en direction du Sud et protégée comme une lagune, celle-ci est celle des pêcheurs. L’autre : la plage de Mariscal, réputée pour ses vagues, est la proie des surfeurs et des touristes.
La pêche à la Tainha
À cette époque la plage des surfeurs revient aux mains des pêcheurs. C’est l’époque de la pêche à la Tainha, traditionnelle et impressionnante. Une véritable pêche sportive, au sens littéraire. On se sent revenir dans le temps. L’affût du poisson, la mise à l’eau de l’embarcation, ramer et ramer encore plus fort, lâcher le filet interminable, piéger le poisson. Mais ce n’est pas fini, il faut ensuite ramener le filet jusqu’à la côte depuis la plage. Ce fut une rencontre excitante et épique. Les pêcheurs (de toutes générations) m’offriront à la fin de la journée du poisson et leurs emails.
La colline…
Rappelez-vous cette queue de baleine, au bout, il y a une colline (Moro), d’où la vue n’est pas belle mais sublime. Après un petit quart d’heure de montée digne des Alpes Suisses, je me trouve devant un paysage dont la réalité se confond avec le rêve. Je peux tout voir : les deux plages, Shiva, l’Océan, les collines…
Day-Night
Le chemin le plus long que je pense avoir fait jusqu’à maintenant, de Bombinhas jusqu’à Guaruja. Shiva s’en souviendra et me le rappellera bien des fois. Ce ne sont plus des montées abruptes mais des Alpes tropicaux que la pauvre Shiva doit mètre par mètre dérober à la route afin de me mener à destination. Un arrêt pour manger des bananes puis on reprend la route. Le soleil tombe et on a encore passé les 100 kilomètres pour arriver à Guaruja. Shiva peine de plus en plus, la fatigue monte et me rend compte que de nuit le danger ne vient pas de se faire voler mais d’avoir un accident routier. Je ne sais comment, mais on y arrivera.
Police m’aidera-tu ?
En arrivant par le littoral de Sao Paulo, fatigué et un peu déboussolés, je me perds et décide de demander à des policiers mon chemin (mauvaise idée). Je me stationne, je sors de la voiture et me dirige vers l’un des policiers. Ce que j’oublie c’est que j’ai à ma ceinture un couteau de cuisine digne du film Scream. Le policier remarque tout de suite et m’oblige à lui présenter “l’arme” et mes documents. A ce moment je sens que soit tout se finit vite et ils me laissent partir, soit je passe la nuit en interrogatoire. Je me présente en tant que photographe suisse mais trop tard le policier met le couteau dans sa botte et a dans ses mains mon passeport. Il me dit que je vais devoir m’expliquer avec le supérieur. A ce moment réflexe osé (sans doute du à la fatigue) je lui oblige de me rendre mon passeport. Il s’excuse et me donne même mon couteau. Je repars en revoyant la scène dans ma tête et en soufflant un bon coup.
La Valse
Vous ne le croirez jamais, Shiva à traversé une rivière sur une valse, ce fut son baptême aquatique. Moment gravé, par le drapeau brésilien illuminé. Shiva et moi paressions sortir d’un film d’Indiana Jones, après une journée épique de route poussiéreuse, nous nous trouvions à cet instant aux milieux des voitures de luxe de la côte de Santos.
Guaruja ou plutôt Guaruça…
Quelle équipe phénoménale, Shiva et Seb, complètement démolis ou presque mais qu’importe, nous sommes arrivés. Shiva a tenu le choc aux vagues de montagnes et moi ai tenu le mat dans les moments les plus dangereux. Nous voilà à présent sur la plage Do Tombo (plage qui est illuminée de nuit) devant le Guaruça Bar ou nous attend Marcos ou plutôt Peruka mais je ne le sais pas encore.
Peruka
Commençons par le début, avant ce voyage, du temps ou je travaillais au Vertigo Bar à Vevey (en Suisse). Je me suis fais un ami brésilien : Alexander (China : pseudo). Par lui j’ai eu le contact de Peruka. Une occasion unique de connaître une ville dont je serais passé sans en toucher un mot. Maintenant je reviens au voyage, c’est 21h30 et je suis devant un club un samedi soir ou l’un des événements clés aura lieu : Soirée des Surfeurs. Drôle de façon de terminer une journée de voyage épique.
Guaruja, le Brésil tant imaginé
Favelas, Surf, Plages, Vodoo, soirées Funk, Pipas, Pastels… Je ne sais par ou commencer, tant de choses vécues en si peu de temps. Pastel, je pense que c’est le bon mot. C’est tout simplement bon, un pastel frit avec ce que vous souhaitez dedans, mmhhh… Pipas, quels beaux souvenirs, les mômes du quartier m’ont adopté, ils viennent me chercher pour jouer avec eux au ballon ou pour faire voler les Pipas (cerfs-volants). La magie et la force que produit le sourire d’un enfant ne vaudra jamais tout l’argent du monde.
La fameuse soirée Funk, simplement fou : une salle énorme avec comme seuls points lumineux, la scène et le bar. Les toilettes servant comme centre commercial de tout genre de drogues. Les filles aux shorts les plus courts que j’ai jamais vu et les hommes aux bermudas les plus démarqués. Je n’ai pas besoin de vous dire que ma petite tête blonde faisait tâche dans cet environnement mais pas de soucis j’avais engagé (avec des bières) un « cara » connu de par ici qui assurerai ma sécurité. Une autre soirée folle le lendemain, dans un club de country brésilien (Forro), toute une autre histoire : chapeaux de cow-boys et mélange de musiques des champs et des plages…
Marcos, non pas Peruka mais Marcos (celui qui a tué un homme de 5 coups de poings). Celui-ci m’assurera l’accès et la sécurité dans les Favelas et dans les temples de Macumba. Pour le surf, ça sera Dick qui sera l’image emblématique. L’homme qui a tout laissé pour surfer. Le mythe du surfeur, l’image pure de ceux qui vénèrent la vague. C’est aussi par lui que je connaîtrais Tony le surfeur devenu héros en donnant sa vie pour les autres.
Quand à Macéio (secrétaire en écologie), chez qui je suis logé, saura montrer la facette politico écolo sympa et déjanté de Guaruja. En pleine campagne, je participerai même à une émission de TV avec lui, je servirais de conseiller et organiserais aussi une exposition genre écolo.
Maceio e ô Sujeito
Image virevoltante et sympathique, entouré d’une troupe de personnages les un plus fous que les autres. Non seulement politicien mais grand séducteur, il mènera cette campagne comme mènerait un clown un cirque. Si belles sont ses idées et indestructible sa détermination, les problèmes capitalistes et bureaucratiques lui feront voir de toutes les couleurs. Principalement le fait que Maceio a tout donné, il n’a plus un sou en poche. Il se lancera pourtant dans cette bataille comme David contre Golliath. Le deuxième grand nuage c’est les vautours qui lui tournent autour, simulant, grâce aux rayons du soleil, d’être des colombes d’aide venues du ciel. Après cela, je ne vous rappellerais pas que Guaruja est réputée pour sa corruption et que de vouloir lutter contre, est comme nager face à une déferlante de 15 pieds. Cependant malgré ces légères zones d’hombre, une certaine lumière se voit au fond, sans doute grâce à tout ce que cet homme a donné et a fait dans le passé. Je sens qu’il pourra réellement affronter ce grand défi.
L’équipe du Sujeito
Macéio, Peruka (le cerveau marketing et visuel de la campagne), Jonas (grand ami de Maceio, de toutes les luttes socialistes et anarchistes), Fabio (chargé du tourisme à la commune), Rogeirinho (chauffeur de Maceio et grand séducteur), Urbain G. (poète et acteur), Jonas Velaton (plus ami de Alba que de moi !), Alison Dorgo (skateur et rappeur), Judenir (frère de Jonas) et Alba (future grande amie). Voilà les principaux loups de cette campagne hétéroclite.
Le Comité du Sujeito
Ne me demandez pas comment je suis tombé là-dedans, mais bon, il n’y a que moi pour proposer et organiser une exposition aux couleurs de la nature dans le comité officiel d’un candidat aux élections. Je monte une petite équipe dont Herbert et Juliano et nous voilà parti pour une création libre aux couleurs de la Mata Atlantica.
Supergrave
Comment vous parler de Herbert et de Juliano sans vous présenter d’abord le groupe : Supergrave. Ce groupe est composé de Peruka (vocaliste/guitare) , de Juliano (vocaliste/base) et de Herbert (batterie). Musique douce sur un ton de rock new age. Nous aurons l’occasion de tourner plusieurs vidéoclips dont l’un en studio et l’autre sur le dernier étage d’un immeuble désaffecté. Plus tard cette petite bande s’arrêtera, laissant derrière elle les souvenirs de projets ambitieux et un vidéoclip qui aura su séduire le jury du Festival Curta Santos (Santos / Brasil)
Herbert, petit frère…
Un petit agneau dans un monde de chacals. Ce petit frère, comme je l’ai intitulé, est un artisan et fana de la beauté de la nature. J’apprendrais à le connaître, lui et sa gentillesse, tout en le suivant pour réaliser son portrait. Plus tard le destin nous réunira à nouveaux, de un pour l’élaboration de l’exposition du comité de Macéio et de deux pour des aventures nocturnes. Sa gentillesse montrera sa fragilité au monde humain qui l’entoure. Herbert à un fils magnifique et super énergique ainsi qu’une ex-femme (Sabrina).
Raquel et China
Les parents de mon ami China (Vevey-Suisse) m’adopteront comme fils et même si nous nous verrons peux de fois, pour des repas délicieux ou des balades bien pittoresques, notre relation grandira et l’amitié qui se liera restera plus forte que toute soudure de plomb. De Sorocotuba à Bertioga, je découvrirai les plages et les coins merveilleux que la nature offre dans la région de Guaruja. Raquel me confectionnera des tonnes de cadeaux dont elle est la créatrice. Des foulards, des bonnets, des chapeaux et un oreiller à l’honneur de Shiva m’accompagnent jusqu’à aujourd’hui.
Carmen, petit cœur du Che
En effet, le hasard des circonstances fait que certains jours soient la scène de rencontres plus belles que celles que l’on croyait les plus belles. Cette fois-ci l’endroit n’a rien de magique : une discothèque. Avec Peruka et André, un ami informaticien, nous sommes allés passer une soirée, hors de toute politique et stress de campagne électorale, sur l’île voisine : Santos.
Le lieu : Moby, la musique : rock, la circonstance, bref… Je me passerais de vous dire que son regard a attiré le mien. Plus timide que moi, je ne connais pas. Je la regarde en tentant de capter son attention et de graver la beauté de son visage. Au moment ou je me décide à lui parler elle disparaît. Bref, jusque-là ce n’est pas un récit très palpitant., mais au moment ou je la trouve et que je lui parle… Elle me répond en espagnol !
Une simple rencontre se transforme alors en quelque chose de plus fort. Grâce à elle, je découvrirais la ville de Santos avec son histoire et ses anecdotes. Carmen a déjà voyagé seule dans le continent latino-américain et à même connu Cuba avant la disparition de Fidel. Sa passion pour le Che et pour la révolution cubaine sauront me séduire et engendreront des heures de discutions. Les souvenirs partagés resterons à jamais gravés tout comme la douceur de ses lèvres.
Katia, la lune avec ses deux phases
C’est au pays imaginaire qu’est Itapema, (terra du nunca) pour sa grandeur, que je connaîtrais une amie bien particulière. C’est non seulement le bon côté de la lune que je connaîtrais mais aussi le côté plus obscur. Tant une amitié pour certains signifie beaucoup, pour d’autres elle n’est pas tout. Ce sera le cas pour cette lune, dont mon amitié ne lui suffira pas. Elle finira plus tard par créer une éclipse. Mais comme tout, rien ne vaut de garder que le négatif d’une histoire, je garde aussi le positif. Resteront avec moi une amitié particulière ainsi qu’un présent très spécial : un coffre avec à son intérieur un jeu de tarot. Sachant très bien qu’un jour nos chemins se recroiseront…
Bi et Gabi, Ying et Yang
Cette fois-ci ça sera dans le quartier Morrinho que cette rencontre aura lieu. Amies de Katia, je me laisserai porter par ces deux sœurs et leurs familles qui m’adopteront comme si on se connaissait depuis toujours. Je vais à la rencontre de Bianca pour lui donner des conseils sur la réalisation d’un documentaire. Bi, Bianca l’énée, est passionnée pour l’histoire de son pays et plus précisément pour le coup d’Etat. Gabi, Gabrielle, est une passionnée pour la nature et pour la cuisine. Si Bi ne sait pas cuisiner, elle sait protester. Bianca, est une protectrice des valeurs et de l’histoire de son pays, de sa culture et de ces idéaux. Gabi a l’art de cuisiner, de toujours être de bonne humeur et se passionne pour la nature. Avec Gabrielle on vivra une aventure digne de James Bond sur une île inaccessible dont les habitants sont des pingouins. Ces deux sœurs se complètent tout autant qu’elles sont différentes. Les parents sont divorcés, mais vivent sous le même toit. Pour compléter le tout, deux chiens sont de la partie. Ces deux chiens rappelleront étrangement cet équilibre déjà instauré dans cette famille.
C’est un peu plus tard que la lune fera surface, mais cette fois elle ne montrera pas sa belle face. Car elle sera monteuse et induira beaucoup de navires à frôler les rochers. Au final mon bateau sera épargné mais gardera des entailles qui ne pourront être réparées. Une leçon sera gardée, pour les un comme pour les autres, celle de bien regarder le ciel et se méfier des voies trop claires.
Claudinho, le sage
A quelques maisons de chez Bianca, se trouve la maison de Claudinho, un jeune artisan qui occupe son temps à jouer de la musique avec ses amis et fumer du Canabis. C’est avec lui que je partirai plus tard pour Rio de Janeiro. Claudinho ce n’est pas seulement une personne mais aussi un état d’esprit, une famille. Il y a Claudinho, Pesao, Rodrigo, Aline (Fadinha), Carina, Carol y Andressa. Les mots clés seront: musique, fumée, pensée et bonne énergie. Plus rastas que ceux qui portent la coiffure, cette famille d’amis m’apportera un aperçu et une expérience unique sur un mode de vie bien particulier. Je connaitrais Carina une après-midi chez Claudinho, je venais alors de préparer un gâteau de pomme et elle entrera dans la cuisine avec une boucle d’oreille ornée d’une plume. Sincèrement, je me suis fais électrocuter…
Cubaton Night
Je me donne la responsabilité d’organiser une soirée dans une école de samba. Cette soirée s’intitulera Cubaton Night. Au planning, salsa, merengue, samba, reggaeton, bref un mélange d toute la musique latinoaméricaine. Soirée ou Claudinho, Maceio et toutes les connaissances se mélangeront comme dans un rêve étrange. Carina sera là, nos regards se croiseront mais discrètement car son petit ami est là malgré le fait qu’elle vient de rompre avec lui (selon elle).
Carina, Carol, Herbert et moi allons au bois
De la fête originale (Cubaton Night) naîtra une amitié bien folle de quatre amis secrets. Balades, sorties, délires, le temps de découvrir des lieux magnifiques, de Guaruja, qui m’étaient encore secrets. Souvenir de rêve, deux jours passés sur une plage déserte de toute civilisation… De là naîtra alors une relation plus forte et compliqué entre Carina et moi.
Carina, princesse interdite
Je l’ai connue par Claudinho et je m’y suis passionné. Notre relation avança dans la discrétion. Car si je ne le savais pas au début, je finirais par m’en rendre compte : Carina a déjà un homme dans sa vie. De plus, il s’agira de Rodrigo qui est de la bande de Claudinho. Plus folle qu’une novela brésilienne, voici que cette douce relation finira presque avec des bang bang. Durant mon séjour à Rio je découvrirai que Rodrigo est un très bon ami et déciderai à mon retour à Guaruja d’arrêter ma relation avec Carina mais voilà que celle-ci dévoilera tout à Rodrigo. Seront alors au menu, menaces et obligation de m’isoler de toute la troupe durant un certain temps.
Tony, héros des vagues
Trois de mes vidéos lui seront consacrées. Si mon chemin croisa le sien, si ma caméra capta son sourire et sa grande énergie, le vent l’emportera au-delà de notre réalité. Un jour de compétition, sur la plage Pitangeiras (Guaruja-Brésil), quatre jeunes surfeurs se font emporter vers le terrible moro de Maluf (mur de 20 mètres ou des déferlantes de 5 mètres viennent s’écraser avec une terrible force). Les pompiers n’arrivent pas assez près pour pouvoir les aider. Tony ne pense pas, Tony fait ce qu’il doit faire. Il saute sur sa planche et se dirige vers ces quatre jeunes, qu’il sortira un a un du danger les confiant aux pompiers. Mais en poussant le quatrième loin du danger une vague vient le plaquer contre le mur ou le choc de l’impact lui fera perdre conscience. C’est alors que Tony disparaîtra dans les vagues.
La nouvelle se fera vite savoir. Dès que j’ai su, j’ai édité le premier film « Lost In Waves » que j’ai montré aussi tôt à la famille et aux amis qui étaient alors encore à la recherche du corps. Le film les soulagera le temps que le corps soit retrouvé, cela quatre jours après sa disparition. La télévision tenta de m’acheter mes images mais je convaincus la famille de garder les images pour elle et d’attendre avant de faire ce qu’elles en voudraient. Quelques semaines après autorisation, je mis le film sur mon site Internet, les médias s’empressèrent de le prendre et de le passer sur Globo (télévision nationale du Brésil).
Cachuera, temps de l’apprentissage
Amis de Macéio, Alba et Isaias, un couple phénoménal seront ceux que j’espérais rencontrer. Comme tout voyage, toute aventure épique, digne de ce nom, porte en elle des rencontres plus mystiques et porteuses de leçons. J’avais tant espéré ce moment, tant rêvassé dessus, imagé les personnages et voilà qu’ils se présenteront à moi. J’ai découvert ce couple pendant la campagne de Macéio. Ça sera dans le moro (colline) de Cachuerinha que je vivrais cette expérience et cet apprentissage digne d’un bon filme de lutte japonais..
Alba, la sorcière
Bien plus jolie que toutes les sorcières imagées, Alba porte en elle une énergie positive qui illumine toute personne qu’elle rencontre mais attention si vous viendriez à la contrarier vous vous trouveriez face à un ouragan. Toujours le sourire au bout des lèvres, motivée à faire la fête, Alba est l’exemple de l’énergie pure et radieuse. D’origine nordestine, elle voyagea beaucoup avec son père dans le passé, pour raison de travail, même vendu des cacahuètes sur les plages. Actuellement elle est créatrice et couturière de Bikinis. Nombreuses seront les fois ou nous sortirons tous les trois à la conquête des soirées brésiliennes ou la samba, le pagotch et le forro nous ferons vibrer jusqu’au petit matin.
Isaias, le prophète
Si au début je croyais que Alba serait cette personne unique que je devais rencontrer et bien le destin, le temps et la patience me montreront celle qui fut la meilleure de mes rencontres : Isaias. Discret, au sourire inexistant, faisant même peur, il porte en lui un cœur vaillant résistant comme du fer. Introverti, opposé à Alba, il porte la sagesse par ce qu’il ne dit pas. Professeur de Jujitzu, il me donnera des leçons d’autodéfense dans le moro. Je partagerai les moments de vente des Bikini sur la plage avec lui. J’apprendrais la chose la plus importante de cette première partie de mon voyage : la patience.
Maria future Elektra
Fille d’Alba et d’Isaias, elle promet une évolution digne d’une guerrière. Avec l’énergie de sa mère et la force de son père, cette petite puce me fait penser à Elektra (personnage du comics Dardevil). Qui sait, dans un certain futur, cette innocente petite fille pourrait devenir une justicière intouchable… Alors nos chemins se croiseront pour une lutte commune contre un grand méchant loup.
Bikini Calina
Alba m’engagea pour réaliser les photos et le design de son site Internet. Je me verrais alors confié d’une mission bien rêvée. Non seulement j’aurais l’honneur de faire des photos de magnifiques modèles, mais j’aurais carte blanche pour mettre en scène les prises de vues. Voilà une occasion unique de m’exercer dans le domaine de la mode. Des favelas aux ports abandonnés, je donnerai un visuel original et bien brésilien des œuvres de Alba Calina.
Road To Rio
Je laisse Shiva le temps de deux semaines de voyage et d’expérience unique. Me voilà parti à l’aventure avec Claudinho et sa bande de Malokeiros (fous). Notre destination : Rio de Janeiro via les bus locaux par le littoral. La route sacrée, la route mystique, de Guaruja à Rio de Janeiro. En passant par les plages du littoral brésilien les rencontres et découvertes visuelles sont le reflet même de cette expérience. Il nous faudra six jours pour atteindre notre destination. Six jours d’expérience inoubliable. Rien que ce voyage mériterait un livre à son honneur.
Notre équipe est composée de musiciens artisans : Claudinho (l’apprenti prophète), de Pesao (le frère d’arme), Rodrigo (l’ami ennemi), Jorginho (le vieux rêveur) et Capivara (l’alcoolo qui tentera d’arrêter). Nous rencontrerons le premier soir un vieillard : Tiusinho (petit vieux) qui nous accompagnera dans notre aventure. Nous irons de ville en ville, en passant par Bertioga, Maresia, San Sebastien, Ilha Grande, Ubatuba, Trinidade, Paraty…
Nous partons pour Rio de Janéiro ou l’on gravera 3 vidéoclips, ou ces musiciens graveront leurs cd et ou je réaliserais des portraits de gens que je ne connais pas encore. Au terminal de bus Jorginho aura le temps de se trouver une compagne.
J’ai rendez-vous à 10h du matin pour un départ retracé à 16h de l’après-midi, merci la formule 1. L’équipe laissera derrière elle des femmes pleurées.
A Bertioga, premier arrêt, les artisans tenteront une vente de colliers et de tableaux . Pendant ce temps, j’attendrais avec les bagages, un ami, un homme endormit au milieu du pavé, un vieillard bricolant avec des boîtes de conserve et la dernière conquête de Jorginho.
Rien ne se vend, il pleut, il fait nuit et froid, mieux vaut partir. La dernière conquête de Jorginho retourne pour Guaruja. Cependant, nous sommes toujours un de plus que prévu. Claudinho a invité le vieillard des canettes à se joindre à nous. Celui-ci sera baptisé: Tiosinho.
Maresia, nous serons bercés par la musique dans un sommeil de guerrier en attendant dans un arrêt de bus le prochain qui n’arrivera qu’au matin. J’en profite pour me trouver un chien et ne pas avoir froid.
Après un voyage en bus agité, nous tombons dans la fameuse petite et agréable ville de San Sebastian. Nous nous installons provisoirement sur la plage, face à nous Ilha Bella (La Belle Île). La troupe prépare des colliers pour se faire des sous afin de manger et de payer les billets pour les prochains bus. J’apprendrais plus sur le triste vécu de Jorginho et filmerais notre ami Capivara se faire emmener à l’hôpital en ambulance après avoir eu une crise d’épilepsie due à son arrêt brut avec l’alcool.
Journée de bus pour Paraty. Je ne cacherai pas que les conducteurs de bus se prennent pour des conducteurs de Rally. Paraty est là. Cette ville me rappelle les récits de mon père qui m’a tant conseille de visiter ces lieux.
Mais voilà que le temps d’arriver nous revenons en arrière sur une plage cachée: Trinidade. Plage ambiance hippie battant au son d’un reggae tropical. Nous dormons, nous nous baignons, nous mangeons et profitons de cette plage pour recharger les batteries. Nous rencontrerons un couple de voyageurs errants accompagnés d’un bébé chien et d’un mec bien drogué. Ce mec bien drogué aura une crise d’épilepsie sur la plage (2ème du voyage). Par chance on arrivera à temps avec une cuillère pour lui retirer la langue et lui permettre de respirer. Nous passerons une nuit sous les étoiles, bercés par le son des vagues, accompagnés par des chiens solitaires aussi vagabonds que nous. Dans la forêt de Trinidade se cache une pierre dont l’eau s’engouffre et vous aspire comme si vous étiez un spaghetti.
Le lendemain, après une vente de tableaux et de boucles d’oreilles nous repartons pour Paraty. On retrouvera le couple plus tard à Paraty ou ils fumeront du crack avec Tiosinho et le laisseront fou. Nous serons obligé à le laisser là. Sans oublier le contrôle surprise de la police dû au fait que nous logions sous la scène de la place centrale. Contrôle dont je fus menace d’exportation.
Lapa, le cœur de Rio de Janeiro
Arrivés à Rio, nous logerons dans un hôtel aux chambres individuelles à côté du fameux escalier de Selaron. Vibrant à la samba et au funky, à l’énergie de la masse et à la couleur des céramiques qui ornent l’escalier, notre séjour sera festif et culturellement vivant. Claudinho et la bande feront des petits concerts improvisés de Samba Rock sur ces fameux escaliers où un jour Snoop Dog a mis les pieds. Musique qui non seulement pendant le voyage enivra mes oreilles mais aussi durant mon séjour à Rio, aujourd’hui sifflote en moi des souvenirs brésiliens et une mélodie unique.
Suicide au poison
Le frère de Rodrigo (Léo), pour une histoire d’amour à tenté de se suicider en avalant du poison. Carina m’informera par msn et je le transmettrai aux garçons. J’aurais alors le mail de Léo avec qui je sympathiserai. Naîtra alors une amitié avec conseils et motivations pour une nouvelle chance de vie.
Escaderia de Selaron
Selaron, artiste et chilien plus brésilien que tout brésilien, saura me confirmer que notre terre est celle que l’on trouve et que nous sommes nationalistes pour la terre que nous aimons bien plus que celle qui nous a vu naître. De caractère pas commode il saura me partager son histoire, sans censure, sans honte avec franchisse et estime du chemin accompli.
Cidade de Deus
Sur la plage de Copacabana, je me balade en admirant les diverses peintures exposées aux touristes et tombe amoureux d’une série. Elles reflètent la vie brésilienne, l’énergie de la musique et de son peuple, vues du Carnaval, des favelas des gens virevoltant par tout lieux. Le créateur de ces fabuleuses peintures est Fabio, Fragozo un jeune peintre de la Cité de Dieu. D’un passé dur de trafiquant à prisonnier, il sera libéré et se verra illuminé part l’art de la peinture. Cet art lui ouvrira un monde phénoménal et lui apportera chaque jour des surprises étonnantes. Un jour une famille Hollandaise lui achètera toutes ses œuvres et lui payera le voyage pour leur pays ou il exposera ses œuvres.
Fabio m’invitera a passer un jour magnifique dans sa maison ou il habite avec sa maman dans la Cité de Dieu. Fameux quartier de Rio ou se tourna le film Cidade de Deus. Le rêve de toucher cette terre et de connaître l’histoire d’un habitant, je croise le chemin de celui qui m’ouvrira les portes de Ciudad de Deus.
Skate & Surf, Records & Adventure
Ami d’un ami de ma maman, il est l’aventurier style Mike Horn. Surpasant ses capacités physiques, surpassant ses émotions et ses limites. Il fera dans son passé divers grands défis comme aller jusqu’au Venezuela en vélo. Actuellement il possède une fabrique de surf sur la plage de Rio et prévoit descendre de Brasilia jusqu’à Rio sur un des skates qu’il à lui-même créé. Un exemple de force et de réalisations d’idées, fils de réalisateur Brésilien il continue comme son père le fit, de vivre ses rêves continuellement.
Problèmes techniques quasi graves
Le premier, pendant le tournage du vidéoclip de Papel de Bagah, je tomberais sur mon épaule, la déboîtant brusquement. Mon bras sera durant quelques jours paralysé. Le second problème viendra au moment que j’irai retirer de l’argent. Ma carte étant mal placée dans mon porte-monnaie, subit des rayures dues aux monnaies, au final, ma carte est inutilisable. Mais miraculeusement, je porte dans une cachette ultrasecrète des euros qui au change sauront me sauver de tout problème financier imminent. L’équipe d’artiste devra continuer à produire durant une semaine des colliers pour se payer un voyage de retour.
De retour à Guaruja
Je quite le cœur brésilien pour rejoindre avec un seul bus cet fois-ci Guaruja. Je reviens avec de nouveaux récits, imaginant pouvoir retrouver Shiva et partir au loin mais le destin en voudra autrement.
Shiva continue au garage
Après cinq garages qui n’ont su rien faire qu’empirer le problème de Shiva, je me vois la laisser dans un sixième garage « El Argentino ». Le cinquième garage, de voitures de classe, malgré les recherches sur Internet et les manuels automobiles, précisera deux mois pour tenter de résoudre le problème de Shiva. Dans le garage de l’Argentin, un grand noir brésilien surnommé Shrek, précisera.lui. deux jours pour résoudre le problème. Ce qui me permettra de tester la voiture à Guaruja et de la lui amener pour les derniers détails.
Pirate des Caraïbes
Ce n’est pas Johnny Deep mais bien moi qui suis le Jack Sparrow brésilien. Après mon voyage à Rio je n’ai plus le choix que de trouver une astuce pour gagner un peu d’argent le temps de récupérer Shiva et continuer à voyager. Alba me rappelle mes succès de pirate en Suisse et me concocte un costume de celui-ci. Me voilà alors sur la plage à jouer le pirate ivrogne et fou. Des admirateurs par milliers et des fans inoubliables, sans oublier un butin bienvenu en ce moment de besoin. Bien des gens se souviendront de ce pirate unique, qui malgré les offres saura ne pas voler des cœurs innocents.
Noêl en famille
Alba m’invite à passer Noêl chez ses parents avec sa famille. Après avoir fait le pirate jusqu’à 22h sur la plage je me dirige chez les parents de Alba. Là aura lieu une petite fête bien sympathique avec même de la musique : le père de Alba jouant de la guitare et moi au cajon, que j’aurais fabriqué quelques temps auparavant avec Herbert. Plus tard je retrouverai cette petite maison avec toute sa famille pour partager le quotidien mais cela je ne le sais pas encore.
Déclaration de mort
Rodrigo, l’ex petit ami qui en réalité continuait d’être le petit ami de Carina, me menace de mort. Il trouva dans son ordinateur des discutions que j’avais eu avec Carina sur msn. Bref, je le fait vite savoir autour de moi et le quartier entier se mobilise en ma faveur. Les filles de la rue m’assurent que si Rodrigo apparaît dans le quartier, elles le tuent… Bref, ça devient trop novelesque tout cela et je décide d’aller voir Claudinho. Disons que du côté de Morrinho, je suis couvert aussi par les amis de Rodrigo, qui au contraire accusent celui-ci de manquer de respect et de soin envers Carina.
Léo l’élu
Ma relation avec Léo (le frère de Rodrigo) ne sera pas touchée par mon désaccord avec Rodrigo, tout au contraire, elle se renforcera. Et du statut d’ami, je passerai au statut de maître, relatant ma courte existence mais utile pour le conseiller dans sa renaissance personnelle.
2009 – L’ère de Kali -
Nous attendions que la maman de Alba termine de travailler, elle est couturière dans une petite loge qu’elle possède. Il est minuit, le nouvel an commence et la chère maman avec sa cliente nous obligent a festoyer le passage dans la rue devant la loge. Après ça nous allons avec Alba, Isaias et Amanda à la plage de Pitangeiras. La ville est plongée dans un étrange et intimidant black-out. Alba commence à avoir peur et sent quelque chose d’étrange. Nous nous retrouvons au milieux d’une foule tout autant en question que nous. On retrouvera Dorgo et Peruka qui seront entrain de vendre des bières. Le temps d’ouvrir une bouteille de campagne et de faire les bénédicités entre amis.
Isaias me regarde et me dit bienvenue dans l’ère de Kali. Là, je regarde autour de moi et sens ce parfum de chaos comme une prévision d’un futur chaotique. Entre l’obscurité totale, l’hombre fantomatique des gens illuminés par la queue de voitures et les feux d’artifices ressemblant à des explosions de guerre, par leur couleur rougeâtre et leurs détonations improvisées. Tout cela me rappelle que la Palestine subit Actuellement des attaques de bombes sans aucune pitié de la part d’Israel. Alba et Isaias retourneront avec leurs familles, moi je resterai pour sentir cette expérience et lire les coïncidences.
Je vais sur la plage ou Claudinho organise un Lual (petit concert sur la plage autour d’un feu). La je verrais toute la troupe mais éviterai de saluer Carina et Rodrigo. Dicki et toute la troupe de surfeurs sont là. Je les salue et me dirige vers la mer ou les vagues rejettent sur le sable les fleurs qui sont données à Crichna. J’en profite pour prendre une et souhaiter que ma chère Shiva renaisse de ses cendres. Je continue à marcher sur cette plage et croise une famille qui à organisé un petit temple avec des bougies pour la venue de cette nouvelle année.
Finalement j’irais retrouver Amanda, restée avec Dorgo et Peruka. En route je croiserais mon petit frère Leo, la bande de Parkour de Guaruja et les fans de Jack Sparrow. Au moment ou je retrouve Amanda, Carina apparaît furtivement, viens me saluer étrangement et part comme une furie accompagnée de Carol et Leo. Leo m’expliquera que Rodrigo et elle se sont battus sur la plage, bref, c’est le moment de partir de là. Amanda est de la partie et nous nous évadons de cette plage folle vers la plage d’Otombo. Après une petite marche nous arrivons dans une plage ou la musique électronique fait vibrer toute une foule sur le sable. Une caipirinha et me voilà lancé pour danser toute la nuit jusqu’au lever magique du soleil de l’ère de Kali.
Orkut, drogue cybernétique
Si certains connaissent Facebook, Orkut est pareil. C’est un site où tous les Brésiliens ont un compte pour se trouver ou se retrouver avec des amis ou inconnus en attente de rencontres. Bref, si vous vivez au Brésil, vous ne pouvez échapper à cette drogue, de plus si vous savez l’utiliser, ça deviendra un outil fantastique pour communiquer et connaître beaucoup de gens.
Shiva Kali
Shiva sort enfin du garage, retrouvant la terre qui la vue sombrer, elle renaît de ses cendres comme un mythe que l’on toucherait. Les enfants et les gens qui ont entendu son histoire en restent bouche bée, certains ne l’avaient jamais vu, d’autres ne croyaient pas à son existence. Shiva renaît avec sa moitié qui la fera invincible. Shiva Kali est enfin accompli, la route pourra alors reprendre avec la force complète de deux grands Dieux enfin réunis. En avant Shiva Kali, marchons vers cette nouvelle ère avec toute ta force et ta bravoure ! Allons au delà de nos idées ! Allons jusqu’au bout du monde !
Les Cebosas
C’est ainsi que Shiva Kali et moi sommes convidés à vivre dans le quartier de Sant Antonio (plus près du centre de Guaruja – Brésil). Nous nous installerons dans le jardin. Je serais alors à proximité du Stade ou je commencerais à travailler sur le char de Carnaval et aussi du Centre ou j’irais chaque fin d’après-midi travailler comme pirate. Durant mon séjour, j’apprendrais à connaître cette petite famille très soudée. Celle-ci est composée du papa et de la maman (de Alba), Amanda et Tasio (frères de Alba) et Gabriel (fils du premier mariage de Alba).
Napolyane, sourire envoûtant
Elle m’aperçut en pirate sur la plage et me trouva ensuite sur Orkut. À ce moment, elle me proposa de nous voir pour discuter sur l’association Cousteau ou elle travaille. Cette discussion durera toute une nuit sur un décor de plage. Intelligente au sourire qui vous fait fondre, Napolyane, au nom unique, saura me faire rire et me présentera des lieux magiques avec l’histoire qui va avec. Tristement nous nous connaîtrons trois semaines avant mon grand départ de Guaruja. Mais une rencontre qui fut un enseignement de plus et une réponse à un chemin que je dois suivre.
Intoxication par l’eau
Comme beaucoup de gens, je serais victime d’une intoxication due à l’eau. Après avoir visité Alba, je retourne chez ses parents ou je m’habille en pirate, mais me sentant affaibli, je vais me reposer dans la voiture en attendant le moment pour aller travailler. Une heure après je me lève pâle et complètement déboussolé, j’arrive à peine à me tenir sur mes pieds. J’arriverai à juste à rejoindre les toilettes. Après ça je resterai sans énergie mais l’eau de coco et le soin apporté par ma maman adoptive me remettra sur pied en un jour.
Le coût du retour
Comme je vous l’ai annoncé, ma carte bancaire étant détruite je ne peux survivre que par ce que je gagne en faisant le pirate. Mais il y a aussi un secret que j’ai bien gardé. A la fin de la campagne Maceio se vit contraint de me demander un coup de main financier, aide que je n’ai pas dénié. Après tout ce qu’il a fait pour moi, je me sens de lui renvoyer la balle. Même si au Brésil beaucoup de politiciens ou de personnes sont malhonnêtes, je sais que Maceio et la bande sont exceptionnels et je sais que l’argent me reviendra en retour. Si la campagne n’a pas abouti à l’élection de Maceio. L’équipe s’en sortira plutôt bien, Macéio sera nommé Directeur de l’écologie et de l’environnement et Peruka sera Directeur de communication. Plus que deux semaines pour qu’ils reçoivent leur premier salaire et me remboursent l’argent prêté. Cela me donne le temps de devenir Carnavalesque et de défiler au Carnaval de Guaruja sur le carrosse que j’aurais désigné et créé. Tout action faite revient en retour au moment adéquat, si je n’avais pas prêté cet argent, il ne m’aurait pas été rendu en temps ou j’aurais eu besoin, sans parler que Jack Sparrow ne serait pas né et tout ce qui suit ne serait jamais arrivé.
Carnaval
Victime de mon succès, je me vois enrôlé par l’école de Samba « Jambo Côco ». Non seulement je suis convié à défiler sur un char mais aussi à le créer et à organiser tous ceux qui y participeront. Dans le stade de Guaruja sera entreposé un vieux char rouillé que je m’empresserai en quelques semaines de transformer en un bateau pirate. Il n’y a pas un sou pour le matériel, il me faut inventer. J’utiliserai alors le tapis noir d’un concert qui est resté au stade ainsi que des tonnes de bambous récoltés de mes seules mains. A la fin, le dernier jour en transportant le char, l’équipe le fera foncer contre un camion. J’aurais alors du travail jusqu’à une demi-heure avant de défiler. Shiva m’aidera alors a renter me changer et revenir armé de mon costume pour défiler. Vingt-cinq minutes durera le défilé, avec sa samba en répétition et un publique qui acclamera ma folie. Certains grands noms diront plus tard que j’ai sauvé l’école de Samba de Judenir. Sans me prendre la tête ma détermination à accomplir une des rêves continue de démontrer encore et toujours que tout est possible tant que l’on a la volonté.
En route pour une nouvelle espérance
Mon temps à Guaruja est terminé, le temps est venu pour Shiva Kali de montrer son rugissement. Certains en Europe croyaient que j’allais rester vivre à Guaruja, ou que je passais tout mon temps comme en vacances, hélas pour eux, ils se sont trompés. L’expérience et le vécu que j’ai touchés à Guaruja étaient inévitables car les relations que j’ai cousues en temps en causes convenues, j’ai pu lire ce qui se suivra et m’armer ainsi des outils et des savoirs dont j’aurais besoin. Une action en déclanche une autre faisant ainsi boule-de-neige. Si l’on actionne les boutons de notre existence à temps convenus, on ouvrira des portes qui nous permettrons d’avancer au-delà de tout ce que l’on peut espérer.
Le temps est alors venu de saluer tout ces êtres qui me sont a présent chers et importants. Deux journée, de maison en maison, saluant, riant, promettant un jour un possible retour sur cette île qui m’a si bien reçu.
Le matin du départ est là et étrangement Shiva paraît ne pas bien aller. Je profite pour l’apporter au garage et voir alors une dernière personne qui m’est chère : Carina. Le temps d’échanger quelques mots, un regard désespéré et je l’avoue un dernier baiser et me voilà laissant derrière moi un rêve dont seulement un fou peut quitter. Quelle est donc cette détermination au fond de moi qui me pousse à laisser tout ce qui pourrait faire de moi un homme heureux et accompli, quelle est cette, énigmatique, destination qui me motive tant et m’oblige à vivre autrement que ce que mon cœur me conseillerait ? La vérité…
Premiers nouveaux pas de Shiva Kali
Shiva Kali m’importe tel un mustang sur la route direction Sao Paulo. Une montée vertigineuse qui fera rugir Shiva Kali et se venter devant les camions ralentis. Mais tant de surestime la fera mourir juste avant d’arriver au plateau. Nous sommes alors à côté d’un panneau SOS, je m’en vais appeler des secours car ma chère compagne ne réponds plus. Les secours sont muets, je retourne vers Shiva Kali. Je parle aux forces supérieures qui nous guident et demande une aide extraordinaire. Je reviens à ma place de conducteur et Shiva Kali renaît comme par magie. Pas de question, juste des actions, je continue ma route sans un mot.
L’épreuve de Porto Alegre à Sao Paulo
Si j’étais rentré par mégarde dans la ville de Porto Alegre au lieu de la contourner, je ferais la même erreur à Sao Paulo. Mais cette fois l’expérience qui me précède et l’apprentissage accumulé, me feront sortir en a peine une heure sur la route que je cherchais. Je rencontrerais plus tard, dans une station-service, deux camionneurs qui transportent de l’eau qui me donneront quelques litres comme présent. Les minutes de plus à Sao Paulo m’auront permis de connaître deux personnes généreuses.
Taxi Rouge
Je rencontrerais sur ma route pour Maringa un cher Monsieur fan de vieilles voitures qui m’indiquera ma route avec des petits raccourcis utiles et économiques. Ce cher conducteur au passé de camionneur me présentera son vieux taxi rouge tout droit sorti du premier King Kong. Je sens l’amour, qu’une personne peut créer, pour un objet dont il met de sa volonté pour le voir briller de magie.
Nouvelle Espérance ou New Hope City
Arrivé devant la maison de Léticia. Je m’apprête à rencontrer une amie que je n’ai jamais rencontré. Si je l’ai connue il y a quelques mois par Internet, cette fois-ci c’est pour de vrai que je confronterai ma réalité à la sienne. Je ne lui ai pas téléphoné, juste envoyé un mail pour lui confirmer de mon véritable départ de Guaruja. Déjà arrivé dans cette petite ville que la plus part des gens me demandent si je suis d’un cirque ou si ils peuvent prendre des photos de Shiva Kali. Une voiture s’approche de la maison, il s’agit de Leticia. Elle ne croit pas ce qu’elle voit. Je vois alors naître une nouvelle grande amitié.
Lost : l’épisode version sebi-che ideas
Fan de la série Lost, de ses mystères et de sa connexion à ma réalité, je me lance dans la direction d’un court bien particulier et nouveau dans ce que j’avais réalisé. Il s’agit d’un petit court-métrage à l’honneur et à l’image de Lost introduira l’un des mystères parallèles dont peu connaissent l’existence.
La fusée est lancée
Après un adieu touchant, je laisse mes derniers amis que j’ai adoré, pour un bout d’incertitudes et de routes inconnues. En avant maintenant direction les Chutes d’Iguazu. Le temps de mettre de l’essence avant le départ, on me conseille de mettre l’huile la plus lourde pour Shiva Kali, moi j’obéis. Vingt minutes plus tard Shiva Kali ressemblera à une fumée, non par sa puissance mais par la fumée qu’elle dégage. Plus réelle que celle dessinée sur ses flancs, celle-ci du au changement d’huile me convaincra presque de revenir sur nos pas mais elle finira par se dissiper.
J’arriverais en fin d’après-midi à Foz d’Iguazu ou je passerai la nuit dans un poste d’éssence. Là, en pleine nuit viendront frapper deux policiers. Mais pas d’alerte, il ne me demanderont pas plus que de leur dire d’ou je viens.
Temple Bouddhiste
Le soleils ne s’est même pas totalement levé que Shiva Kali et moi sommes en route pour le fameux temple Bouddhiste dont Léticia m’avait parlé. Pas de mots adéquats pour vous partager l’énergie de ces lieux, une paix totale et un majestueux équilibre en ces lieux de recueillement.
De Dharma au CEAEC
Durant mon séjour à Nova Esperança, avec Leticia, nous avons trouvé sur un site de routards, des informations a propos d’un site bien particulier. Le site en question est le centre de la scientologie, le CEAEC. Une sorte de base ou centre de recherche établie par un professeur qui, accompagné de bénévoles, étudie le comportement, l’origine et le sens de l’existence humaine. Je serais très bien accueillis même si, à certains moments je me sens vu comme un espion. Réellement, je sens quelque chose d’étrange en moi, comme si je mettais les pieds chez le camp adverse. Je sympathise avec quelques-unes des idées, mais une certaine intuition me dit que cette chère institution va à l’encontre d’une liberté même de l’existence.
Petit camping au bord des chutes
Par chance, je trouve un petit camping, pas charmeur mais bien reposant où je dormirais paisiblement, la porte ouverte, attendant le lendemain pour visiter les chutes. Encore une fois je suis le seul client dans le camping, sensation bien étrange je l’avoue, mais qui a ses atouts. Ce petit camping se trouve juste avant les portes qui mènent aux chutes, bon, maintenant au dodo, car demain j’aurais une grande journée. La porte ouverte, avec une moustiquaire improvisée, je profite pour dormir avec de l’air frais et en sécurité de tout moustique ou voleur.
Magnifique que ton récit
Merci Seb, grâce à toi je peux partager mes aventures avec vous tous.